Campagne de collecte de graines mellifères

« Il faut résister. Nous n’avons plus le choix. Nous avons l’obligation sacrée de sauver l’avenir de tous. Sans nous transformer en héros, non, mais en acceptant d’être pleinement des humains au service de tous les êtres vivants, plantes et bêtes incluses. »

Pour accompagner le grand mouvement du collectif « Nous voulons des coquelicots » (édito en fin de page), Abeilles en liberté lance un appel à récolter des graines de fleurs sauvages dans les champs, sur les bords de chemin, dans les friches, etc.

Si vous avez déjà des graines, qu’elles soient de coquelicots, de courges ou de tournesol – bios, cela va sans dire – semez-les partout où vous pourrez, sans l’ombre d’une hésitation : balcons, jardinets, places publiques, pleins champs, selon vos possibilités. Et si vous n’en trouvez pas, ramassez pendant toute la saison des graines de fleurs sauvages. Elles serviront à montrer à tous que nous refusons la folie et la destruction.

Ressemez vous mêmes dans des zones peu fleuries ou envoyez nous vos graines pour centraliser les récoltes et les redistribuer à des projets de fleurissement initiés par l’association « Nous voulons des coquelicots », mais aussi d’autres projets associatifs et participatifs.

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Voici une liste non exhaustive de graines faciles à récolter :

  • pissenlit,
  • soucis,
  • pâquerettes,
  • bourrache,
  • chardons,
  • trèfles,
  • lamiers,
  • mélilots,
  • lotiers,
  • mauves,
  • asters,
  • etc.

Envoyez vos graines à notre siège social :
Abeilles en liberté, Chemin de Terran, 31160 Sengouagnet.


Édito du collectif « Nous voulons des coquelicots » :

« Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde ! Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes. »

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