Enquête participative : Les « Arbres à abeilles »

En complément de son étude pour essayer de mieux comprendre la démographie des populations d’abeilles mellifères à l’état sauvage, l’OPIE Poitou-Charentes a conçu une enquête sur les « arbres à abeilles ». Abeilles en liberté s’associe à cette initiative en l’étendant au territoire national, pour en faire une opération de science participative ouverte au plus grand nombre, une première étape pour une meilleure connaissance et reconnaissance des abeilles mellifères vivant à l’état sauvage dans nos territoires.

Les bases de départ

Une colonie à l’état sauvage choisit librement son site de nidification et vit sans aucune intervention humaine directe. La provenance de l’essaim, issu d’une ruche ou d’une colonie sauvage, est indifférente. Le site de nidification aussi : sites naturels (arbres creux, trous de rocher) ou artificiels (cheminées, dessous de toit, cavités murales, statues ou éléments creux, nichoirs, ruches abandonnées spontanément colonisées par un essaim, etc.). Sur 117 sites de nidification enregistrés à l’été 2018 pour l’enquête en Poitou-Charentes, 25 (21 %) étaient situés dans un arbre creux, contre 46 (40 %) dans un mur, 20 (17 %) dans une cheminée, 13 (11 %) sous un toit, 5 (4 %) dans un nichoir placé par nos soins et 8 (7 %) dans des lieux divers (poteaux, statues, ruches abandonnées). La prédominance des colonies logées dans des cavités artificielles d’origine humaine, près des quatre-cinquièmes du total, s’explique en grande partie par la plus grande facilité de repérage, puisqu’elles se trouvent à proximité immédiate de l’homme. Le nombre relativement faible des colonies logées dans un arbre creux, leur site naturel de nidification, s’explique au contraire par la difficulté de les repérer, mais aussi très probablement par la raréfaction de ces vieux arbres dans nos paysages.

Essaim Abeilles en liberté

Une enquête en référence

Lors de son enquête pionnière lancée en 1978 (cf. article précédent), le docteur Canteneur a rassemblé des données sur 478 colonies logées dans des arbres creux. Pour essayer de mieux cerner les besoins et les habitudes de nidification des abeilles mellifères en conditions naturelles, et pour comparer les informations qui seront recueillies avec celles de l’enquête “Canteneur“, nous lançons en parallèle à l’étude démographique en Poitou-Charentes cette enquête participative sur les « arbres à abeilles » étendue à toute la France. Nous invitons les personnes connaissant un ou plusieurs arbres occupés ou ayant été occupés par les abeilles mellifères à (re)copier et à remplir un exemplaire du questionnaire par arbre et à nous le retourner soit par courriel (opiepc@orange.fr) ou par courrier postal (Opie-PC, 13 chemin des Melles, 17350 Annepont).

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour accéder à l’enquête participative OPIE-PC/Abeilles en liberté :

Nous remercions d’avance celles et ceux qui voudront bien apporter leur aide précieuse à la réalisation de cette enquête.
Vincent Albouy, coordinateur de l’enquête OPIE-PC/AEL sur les abeilles mellifères à l’état sauvage.

18 réponses à “Enquête participative : Les « Arbres à abeilles »

  1. Bonjour,
    je viens de découvrir dans la revue « 4 SAISONS » votre enquête sur les arbres à abeilles ; il y en a un habité depuis plusieurs années à coté de chez moi, je vais donc remplir le questionnaire mais pour les photos de la colonie il faudra attendre le printemps.
    Merci

  2. Bonjour,
    Désolée de vous décevoir, mais en tant qu’apiculteur je ne vois pas où va nous mener ce genre d’enquête. Je pensais plutôt à savoir quel arbre planter pour avoir une floraison une bonne partie de l’année, afin de leur donner  » à manger », ce dont elles manquent cruellement dans la nature, puisque tout est devenu monoculture. Qu’est-ce qu’on pourrait faire également pour que les apiculteurs renoncent à leurs pratiques conventionnelles (aller vers le bio) ? Que les mairies se réapproprient leurs chemins ruraux et y plantent des arbres mellifères ainsi que sur tous les terrains leurs appartenant.
    Donc je dirais, Mesdames et Messieurs, au lieu de planter des thuyas, planter des arbres mellifère, et les variétés ne manquent pas.
    Cordialement et bonne plantation.

    1. Bonjour, les enquêtes servent à mieux comprendre la démographie des populations d’abeilles mellifères à l’état sauvage et pour essayer de mieux cerner les besoins et les habitudes de nidification des abeilles mellifères en conditions naturelles. Ces abeilles représentent une ressource génétique qui est important de préserver.

      1. votre enquête aura au moins une vertu de sensibilisation. Je vous apporte un témoignage en illustration : dans mon jardin, un arbre tropical planté par mon arrière grand père sert d’abri à des oiseaux (torcols, étourneaux unicolores, mésanges bleues et charbonnières) et des chauves-souris (murins). Donc, hors de question de le couper. Mais il tue les abeilles sauvages à chaque floraison en juin/juillet.J’ai résolu le problème avec des assiettes d’eau sucrée et de miel dilué distribuées pendant la floraison environ 45 jours). Je fais ça depuis une dizaine d’années après bien des tâtonnements et j’avais réduit la mortalité à 0. Donc, certains arbres ou certaines fleurs détruisent les abeilles !
        Mais en 2019, pour la première fois, je n’ai pas eu une seule abeille sauvage, ni dans l’arbre, ni dans les assiettes.

    2. Absolument !👍… mais cette enquête est nécessaire au même titre que l’ensemble des initiatives au service de la sensibilisation aux pollinisateurs et à leurs milieux.
      Bizz
      Stéphane Château
      Responsable EV ville de Boè
      Ville Apicultrice

  3. Encore moi, alors on ne supporte pas la critique et surtout la vérité ? on se dit dans un pays libre mais non,
    on a pas le droit à la parole.
    Mais je vous le redis, votre enquête c’est du « bisounours », ça sert à rien.
    Apicolement votre.

    1. La violence ne sert à rien,
      la victimisation ne sert à rien,
      votre avis et commentaire ne servent à rien,
      Tout le contraire de cette étude finalement…

      bisous

    2. Bien qu’étant apiculteur je suis un fervent défenseur des abeilles dans leur habitat naturel. Les remarques précédentes m’ont un peu irrité. Cela va, je l’espère, faire réfléchir certains apiculteurs « producteurs » . Je préfère me définir plutôt comme une éleveur d’abeilles que comme un apiculteur. Qui laisse leur miel aux abeilles pour l’hiver et ne reprend le surplus qu’au printemps. Voila un étude intéressante à réaliser chez ces apiculteurs « producteurs ». je trouve votre étude intéressante et pas du tout bisounours

  4. Bonjour,

    Je connais 3 endroits habités par nos chers abeilles mais 2 sont des murs et cheminée…
    Un 3ème lieux est un arbre où un essaim est venu s’installer (que j’ai tenté de récupérer sans succès) je ne sais pas si elles y sont encore…
    Les 3 endroits seraient a priori dans « des couloirs d’essaimages » selon les dire des habitants (une étude sur ces phénomènes seraient également interressant)

    1. Votre témoignage prouve qu’il faut mieux laisser les abeilles dans leur nid choisi (si possible) et récupérer les essaims ensuite. Les colonies qui vont nous échapper enrichisseront notre environnement sous condition de trouver un lieu pour s’installer.

      1. Hum désolé mais mon témoignage ne prouve rien. Que les apiculteurs remettent leurs pratiques en question (achat de reines, d’essaim) est par contre une nécessité si l’on veut redonner aux abeilles une génétique viable, la plus résistante possible aux divers problèmes qu’elles rencontrent.
        Mais cela passe aussi (peut être)par accepter de produire moins…pas évident…

  5. bonjour à tous,
    nous avons plusieurs observations ponctuelles de ruches sauvages ou d’essaimage mais pas de suivi suffisant pour remplir le questionnaire. Donc nous vous livrons les infos parcellaires que nous avons au cas où cela pourrait vous servir. Observations faites en Corse du sud, dans la région ajaccienne, altitude entre 0 et 300 m.
    – 1 colonie dans une souche d’oléastre, à 20 cm du sol, orientée SSE à vécu plusieurs années (jusqu’en 2015) avant d’être détruite à la demande de riverains. Le site n’a jamais été recolonisé. Zone péri urbaine, pavillonnaire.
    – 1 colonie observée en zone pastorale dans un chêne liège
    – 1 colonie connue depuis plusieurs années dans une caravane abandonnée dans un secteur péri urbain + pastoralisme.

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